Interview avec Jeffrey Lewis

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Depuis la fin des années 90, Jeffrey Lewis, a écrit et enregistré plus de 20 albums et publié de nombreuses bandes dessinées. Le chanteur antifolk, dont les singles comprennent entre autres, les titres "Williamsburg Will Oldham Horror", "To Be Objectified" and "Cult Boyfriend", a pris le temps lors de sa tournée en Écosse d'être interviewé par Slip Inside This Sound.

Armé  d'un esprit vif et d'une grande capacité d'écriture, ses paroles sont intelligentes et humoristiques.

Nous avons choisi de réaliser cette interview, afin de vous faire voyager plus en profondeur à travers l'esprit de Jeffrey Lewis, avant son concert du 23 octobre.

Un concert qui fait d'ailleurs parti de sa tournée européenne durant laquelle il traversera l'Allemagne, la Grande-Bretagne et la Suisse avec son groupe Los Bolts.

[lire l’interview en version originale ici]

 

Sans utiliser les lettres ‘a’, ‘m’ et ‘d’, dans quelle humeur êtes-vous aujourd’hui ?

JL : Cool

 

En utilisant une métaphore, comment décrivez vous votre musique ?

JL : Comme un pitaya (fruit du dragon); pas commun mais bon. 

 

Quel est l’endroit le plus inspirant pour écrire vos chansons et trouver des idées pour vos dessins ?

JL : N’importe quel endroit calme, spacieux, sans internet ni personne autour de moi. Comme la petite cabine dans laquelle je passe du temps chaque été, quand je le peux. Pas d’électricité, pas d’eau courante, personne avec qui passer du temps, aucune distraction si ce n’est rien créer des dessins.  

 

Mis à part le mot “orange”, quel est le mot le plus dur avec lequel rimer ?

JL : Si on écoute beaucoup de musiques pop et rap, on s’aperçoit que les “vraies” rimes font parties du passé, beaucoup de paroliers de la dernière décennie ou plus loin encore ont remanié des mots, accentué des voyelles de façon à créer l’illusion qu’un mot rime avec un autre, alors qu’il ne leur était pas techniquement possible (au sens littéraire du terme) de rimer l’un avec l'autre. Je dirai donc que tout est possible, avec un peu d'arrangement et d’imagination.

 

Quelle est la chose la plus rock n’ roll que vous ayez faite entre votre réveil et le déjeuner ?

JL : Des interviews par e-mail

 

Si votre esprit était une grande ville, laquelle serait-elle et pourquoi ?

JL : Istanbul; qui offre un mélange de plusieurs aspects, une porte entre différentes conceptions de la vie

 

Quel est l’objet le plus bizarre dont vous êtes fier que vous possédez ?

JL : Un étui de guitare qui a une fois appartenu au défunt Billy Syndrome. Pour l'anecdote, il était même dans son cercueil avec lui au moment où il allait être enterré. Maintenant, l’étui est accroché sur mon mur. 

 

Qu’est-qu’il sera gravé sur votre tombe ?

JL : Un de ces stickers d'avertissement parentales des années 90 inscrits sur les CDs de rap.

 

Si vous vous retrouviez sur une île déserte, qui et quoi vous ne ramèneriez surtout pas avec vous ?

JL : Je ne comprends pas clairement si vous souhaitez savoir ce que je VOUDRAIS ramener, ou NE voudrais PAS ramener. Je ramènerai du matériel d’art et je laisserai derrière moi la junk food.

 

Quelle question ne vous a jamais été posée par un journaliste que vous souhaiteriez que l’on vous pose ?

JL : “Qu’est-ce que l’antifolk ?” A bientôt !

 

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Voici deux de ses vidéos ci-dessous :

 

 Jeffrey Lewis - "Williamsburg Will Oldham Horror"

Jeffrey Lewis - "Sad Screaming Old Man"

INT FR, FRENCHMarc Harvey