Interview avec Sonicatomic

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Originaire de Tortona au nord-ouest de l’Italie, Sonicatomic est un quatuor instrumental créé à l’initiative du bassiste, Andrea Gualco, mêlant diverses influences, de krautrock à rock psychédélique via jazz et stoner rock. La musique, décrite “groove post-atomique” par le groupe, est une invitation à un voyage interplanétaire, à travers terrains vagues apocalyptiques et paysages inexplorés.

L’élaboration de chaque morceau débute d’abord par une construction rythmique bien ancrée avec Gualco’s à la basse. À cette première strate sonore s’ajoute la batterie de Paolo Quaglini. Ce cadre musico-rythmique alors posé, entre en scène Federico Lessio, saxophoniste dont le chant inspiré et libre apporte une couleur mélodique supplémentaire. Les trois instrumentistes chorus chacun leur tour, ce qui fait la particularité de ce groupe, permettant parfois au bassiste de revêtir une toute autre facette en prenant le rôle de leader. Le quatrième membre du groupe Matteo Bugnolo, alias Rumeurs, est quant à lui en charge de parfaire et développer l’identité sonore du groupe. 

Après avoir sorti leur premier album, “Vibes Addiction”, chez le label PsyKA Records en 2016, le groupe réalise une tournée de concerts en Italie et en Grand Bretagne. 

Sonicatomic a déjà partagé la scène avec Acid Mothers Temple, Yawning Man, Sonic Jesus and Mike Joyce (anciennement dans The Smiths) et sera pour la première fois à Paris, accueilli par sur la scène de l’Olympic Café dans le cadre de la série “Cosmic Rodeo” d’Hidden Frequencies. 

Avant de les retrouver sur scene le 14 octobre 2017, nous vous proposons, à travers une série de questions adressée au bassiste et fondateur du groupe Andrea Gualco, d’approfondir notre connaissance de Sonicatomic.

[lire l’interview en version originale ici]

Racontez-nous comment votre groupe a été formé ?

S : Le groupe a été formé par ma volonté de créer quelque chose de différent purement instrumental et cinématique. C’était un recrutement progressif de membres, en commençant avec Matteo Bugnolo, alias “rumours” (rumeurs en anglais), avec Daniela Flamingo à la batterie et Paola Biondi au saxophone. Suite à un changement de line-up, Paolo Quaglini est devenu le nouveau batteur tandis que Federico Lessio a rejoint le groupe en tant que saxophoniste remplaçant.

 

Le role d’un de vos membres, Matteo, est surnommé “Rumours”, qu’est-ce que vous voulez dire par cette appellation ? Qu’ajoute-t-il en terme de son au sein du groupe ?

S : Nous le surnommons “rumours” car il n’est pas vraiment DJ et ne joue pas de synthésizers sur scène, nous ne savons pas exactement comment décrire son rôle. En plus, “Rumours”, c’est un surnom drôle. 

 

Quels types de son ajoute-t-il dans votre musique ? Et de quelle manière le fait-t-il en studio et en concert ? 

S : Matteo utilise des instruments virtuels qui sont personnellement choisis par le groupe selon le style de la chanson. Il utilise Ableton avec d’autres plugins (des modules) - par exemple, nous avons utilisé des séquences rythmiques, diverse synthétiseurs et des effets comme Twisted Tools Chaos. Les sons sont ajoutés après avoir créé le corps de la chanson et sont ensuite raffinés dans le studios quand nous jouons les chansons plusieurs fois.

 

Concernant les autres instruments, quelles configurations utilisez-vous  pour la guitare basse, la batterie et le saxophone ?

S : TOP SECRET ! Pour la basse guitare, nous utilisons beaucoup de combinaisons d’effets et nous doublons les signaux de hautes fréquences dans un combo de guitare. Il n’y a pas d’installation particulière pour la batterie et le son de la saxophone est distortionné et harmonisé par des effets de pédale.

 

Comment écrivez-vous les chansons ? Quel est votre processus de création ?

S : Le groupe est centré autour de la guitare basse, au fait, les chansons commencent toujours par la ligne de basse. Plus tard, nous ajoutons le rythme et des pads électroniques. Pour terminer, nous insérons les parties de saxophone, qui sont principalement solo et parfois accompagnées. Chacun amène son propre goût et ses expériences aux chansons. Cependant, le point de départ a toujours été d’envoyer du bon son. Nous avons enregistré "Vibes Addiction” en utilisant la même méthode, nous enregistrions la guitare basse, la batterie et le saxophone en live puis nous ajoutions des motifs électroniques et arrangions les chansons. 

 

En parlant de “Vibes Addiction”, comment s’est passé l’enregistrement de l’album ? Où avez-vous enregistré l’album ? Qui l’a produit et que pensez-vous du résultat final ?

S : Nous avons enregistré l’album en seulement deux jours au Studio Elfo à Piacenza, un endroit idéal au milieu de la campagne. L’album a été mixé et masterisé à Retro Vox à Parma par Carlo Izzo. Nous étions très contents du travail de chacun et du résultat final. La prochaine fois que nous irons en studio, nous serons plus détendus et encore plus méticuleux au sujet des arrangements.

 

En tant que groupe formé autour de la guitare basse, quels bassistes ou groupes vous inspirent ? 

S : Je ne suis pas vraiment inspiré par des bassistes, peut-être pourrais-je citer Mike Kerr de Royal Blood pour les idées sonores de basse et de guitare. Il y a des groupes que j’adore et mes expériences et mon style est la synthèse de tous ce j’aime écouter, pour n’en citer quelques uns : Supergrass, Kyuss, QOTSA, Tool, Russian Circle, The Black Angels, Ufomammut...

 

Vous avez mentionné que votre guitare basse joue aussi le rôle guitare, était-ce intentionnel de ne pas avoir un guitariste ? Y avait-t-il un guitariste dans le groupe à l'origine ?

S : Parfois, nous pensons que nous pourrions ajouter une guitare, même si la basse guitare joue assez souvent le rôle de la guitare basse en couvrant aussi les fréquences attribuées à la guitare. Nous avons cependant quelques idées en tête pour l’avenir. Il y aura des évolutions au sein du groupe. Nous avons aussi pensé à sampler des parties de guitare en les insérant grâce à  des ordinateurs comme nous l’avons déjà fait pour les phrases parlées.

 

L’album est principalement instrumental, est-ce vous ajouteriez du chant à l’avenir ? Etofferiez-vous le groupe avec d’autres instruments si vous en aviez la possibilité ?

S : Notre idée est de continuer à composer majoritairement des chansons instrumentales sans utiliser excessivement le chant et les phrases parlées. Pour le moment, notre intention est de garder le concept original du groupe. Le nouvel album, qui va sortir en avril/mai 2018, sera plus structuré et lourd.

 

Cela signifie t-il que vous avez commencé à travailler sur le nouvel album ? Allons-nous entendre des nouvelles chansons à Paris ou est-t-il encore trop tôt ?

S : Toutes les chansons sont prêtes pour le nouvel album. Nous allons en jouer quelques unes à Paris, oui ! 

 

Vous avez déjà partagé la scène avec d’autres groupes dont Acid Mothers Temple, quelle est l’expérience la plus surréaliste ou la meilleure que vous ayez eue jusqu’à maintenant ?

S : A chaque fois que nous jouons sur scène avec un groupe, c’est une expérience qui ouvre nos esprits. Outre le caractère stratosphérique du groupe, l'Acid Mothers Temple soit un artiste , il semble qu’ils débarquent tout droit de la planète Mars, c’est un tout autre univers ! Vibravoid, quant à eux, arrivent directement des années 70. Yawning Man est très influencé par le désert ! Leur leader, Mario Lalli nous a avoué qu’ils n’ont pas partagé la scène avec un groupe aussi original que le nôtre depuis des années. C’était un grand honneur pour nous !! 

 

Ce sera donc votre première fois à Paris ? Que pourrions nous attendre du concert ?

S:  Ce sera notre première fois à Paris, nous sommes vraiment excités et fiers. Nous souhaitons créer une ambiance et une énergie spéciales pour nos amis Parisiens !! Nous vous attendons avec impatience!! 

 

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